Bienvenue dans ma vie… en fauteuil
Au fil du temps, j’ai pris l’habitude de raconter à mes proches les petites (et grandes) galères de mon quotidien en fauteuil roulant. Entre les obstacles absurdes, les situations cocasses et les vrais défis, il y a de quoi écrire… et souvent, de quoi rire (jaune).
Comme on me dit souvent que j’ai une bonne plume (sinon ce site ne serait pas là), j’ai décidé de me lancer.
Sans prétention, sans prise de tête, juste l’envie de partager ces tranches de vie sur ce site où l’écriture est déjà à l’honneur.
Ces chroniques, je les écris avec humour, franchise et un brin d’auto-dérision.
J’espère qu’elles vous feront sourire, réfléchir… ou simplement passer un bon moment.
Chronique d’une auxiliaire en vacances… chez moi
Avoir un handicap, c’est devoir s’adapter. Tout le temps. Et souvent, c’est aussi devoir composer avec une ribambelle d’auxiliaires de vie ou d’aides ménagères.
Alors là, autant vous dire que j’ai ce qu’il faut pour écrire une saga en dix tomes, avec préface, annexes et glossaire.
Mais aujourd’hui, ouvrons simplement le premier chapitre :
“Quand l’auxiliaire débarque dans le monde des Bisounours.”
Imaginez : un jour ordinaire de juin, 30 degrés à l’ombre. Il est 14h, notre héroïne du jour arrive…
Mon fauteuil, ce bolide capricieux
Être en fauteuil roulant électrique, c’est un peu comme avoir une voiture… sauf que personne ne te laisse faire des drifts avec. Il faut l’entretenir, le chouchouter, faire des révisions régulières. Et parfois, il lui prend l’envie soudaine de faire clac ou crac sans prévenir. Cette semaine, c’était le grand retour de : la vis qui se fait la malle…
Rêver de liberté…
Samedi matin, 6h30, la lumière du jour filtre à travers les stores, la chaleur de ce mois de juin se fait déjà sentir. J’ai chaud, j’ai envie de faire pipi et j’ai assez dormi.
Mon conjoint ronfle encore à mes côtés.
Je me prends alors à rêver que je peux me lever seule, sans effort, sans l’intervention d’un aidant, juste d’un simple mouvement. Mes jambes me portent, solides et sûres, vers la salle de bain. Je sens le carrelage frais sous mes pieds nus.
Le taille-haies de la compassion
Mon cher et tendre a eu, un jour, une grande ambition : dominer la haie du jardin. Pour ça, il a acheté un taille-haies. Pas un petit modèle discret, non. Un monstre. L’arme fatale de tout jardinier qui veut faire peur à la végétation.
Il l’a utilisé une fois. Une. Pour une haie haute comme un enfant de maternelle. Et puis soudain, révélation : « En fait, c’est un peu surdimensionné, non ? »
Je lui suggère donc de vendre l’engin sur le Marketplace de Facebook…
La joie des mammos en mode Tetris humain…
Bon, en début de semaine, j’ai coché la case « mammographie de contrôle » dans ma to-do list de l’enfer. Vous savez, cette petite escapade médicale bien sympa qu’on attend toutes avec… zéro enthousiasme. Mais quand on est en fauteuil, ça prend une autre dimension. Littéralement. Une dimension acrobatie et fatigue extrême.
Je reviens donc de mon petit centre de radiologie du coin. Il a le mérite d’être à proximité de chez moi, ce qui est toujours un point positif quand ton planning dépend autant de l’accessibilité que de la météo. Spoiler : la mammographie, ça ne s’est pas super bien passé. Comme d’hab…