Un dimanche de décembre, entre magie de Noël et obstacles
Hier, j’ai emmené ma fille à un atelier créatif décoration de Noël, dans sa librairie jeunesse préférée en ville. Celle qu’elle aime depuis longtemps, celle où les livres sentent l’enfance et les rêves. Un endroit comme je les aime aussi depuis toujours.
Un dimanche après-midi parfait pour une mi-décembre: l’air était frais, mais le soleil bien présent, généreux. Dans les rues, les chansons de Noël flottaient doucement, et beaucoup de magasins avaient exceptionnellement ouvert leurs portes pour le mois de décembre.
Il y avait cette effervescence particulière, celle qui donne envie de flâner un peu plus longtemps. Nous avons même croisé une amie, venue aider sa belle-mère à vendre des chocolats de Noël à la boutique de bonbons. Ces petites rencontres imprévues qui rendent une sortie encore plus chaleureuse.
Le seul bémol, déjà perceptible : de nombreuses rues étaient barrées en préparation de la parade de Noël, prévue en fin de journée. Rien de dramatique sur le moment. On s’adapte, on contourne, on avance.
Mais sur le chemin du retour, un peu après 16 heures, l’enfer commence.
Une foule compacte s’amasse déjà dans la rue que nous devons emprunter pour rentrer. Impossible de passer. Personne ne se poussera pour laisser passer mon fauteuil. Alors nous renonçons et prenons une autre rue.
Les chants de Noël résonnent toujours dans mes oreilles. J’adore l’ambiance de Noël. Vraiment.
Mais je n’aime pas quand les festivités compliquent ma vie.
Le chemin que nous empruntons est plus long. Il y a du monde, encore. Le froid commence à se faire sentir.
Et puis, arrivés aux abords de notre résidence, une nouvelle surprise nous attend : une interminable file de voitures garées sur tout le trottoir, m’empêchant d’y circuler pour accéder à chez moi.
Je n’ai pas le choix. Je dois emprunter la piste cyclable, en faisant extrêmement attention aux automobilistes qui roulent comme des dingues sur ce boulevard, pour enfin rejoindre un passage piéton… puis l’entrée du parking de la résidence.
Pourquoi tant de voitures sur les trottoirs ?
Parce que tout le monde est venu en ville pour assister à la parade de Noël, bien sûr.
Pour beaucoup, c’est un moment magique. Un événement attendu, joyeux, lumineux.
Mais quand on se déplace en fauteuil, le véritable miracle serait parfois de pouvoir sortir et rentrer chez soi sans danger, sans détour, sans stress et ce même les jours de fête.
Et heureusement que je n’avais pas emmené mon chien avec moi. Il m’a manqué, parce qu’il faisait beau et que les sorties sont plus rares en hiver. Mais avec cette foule, ce serait devenu une épreuve pour lui comme pour moi.
Depuis que ma fille est bébé, nous ne sommes jamais allés à la parade de Noël. Et aujourd’hui, je crois comprendre pourquoi.
La magie n’est pas toujours pensée pour tout le monde.
Ah !Parfois, j’aimerais vivre dans un roman ou un film de Noël: un monde où les rues sont belles, les gens attentifs, et où la fête inclut aussi celles et ceux pour qui chaque trottoir, chaque foule, chaque voiture mal garée peut devenir un obstacle.
Un Noël vraiment magique, même quand on est en fauteuil.🎄🎅🏻