Zizi Cabane – Bérangère Cournut
Avis lecture de Zizi Cabane de Bérangère Cournut : un roman poétique sur l’enfance, les liens fraternels et les mystères d’un petit village.
Auteur : Bérangère Cournut
Genre : Roman / Littérature contemporaine
Public : Adultes
Éditeur : Le Tripode
Résumé (sans spoiler) :
Dans Zizi Cabane, nous suivons une fratrie vivant dans un petit village, marquée par l’absence mystérieuse de leur mère, Odile.
Entre souvenirs, imagination et réalité, les enfants évoluent dans un univers à la fois poétique et troublant, où la maison et ses secrets occupent une place centrale.
Mon avis :
Zizi Cabane est un roman qui m’a touchée par son atmosphère très particulière.
J’ai beaucoup apprécié le côté poétique de l’écriture, ainsi que les liens entre les frères et leur petite sœur, très présents tout au long du récit. L’enfance y est décrite avec douceur, parfois avec une certaine mélancolie, dans le décor d’un petit village qui renforce cette impression de huis clos.
Le mystère autour de la maison et surtout celui de la disparition d’Odile, la mère, apportent une vraie dimension intrigante à l’histoire.
Cependant, j’avoue être restée un peu sur ma faim concernant la fin du livre. J’ai eu du mal à voir où tout cela menait, et j’aurais aimé obtenir davantage de réponses.
Cela dit, la lecture reste agréable et fluide. Un roman que je n’aurais pas découvert par moi-même sans mon abonnement à la box littéraire Kube et finalement, je ne regrette pas.
Je l’ai lu en deux jours, tranquillement installée au soleil dans mon jardin, ce qui correspondait parfaitement à son ambiance.
Pour qui je recommande ce livre ?
• Les lecteurs qui aiment les romans poétiques et contemplatifs
• Ceux qui apprécient les histoires autour de l’enfance et des liens familiaux
• Les amateurs d’ambiances mystérieuses et un peu hors du réel
• Ceux qui n’ont pas besoin de toutes les réponses pour apprécier une histoire
Citations marquantes :
« Depuis, Hans, qui aujourd'hui me porte dans ses bras sur la toundra, vit dans un monde fait à moitié d'obscurité, à moitié de lumière faible et irisée. La première tentative de greffe a échoué. Peu après notre rencontre, il a décidé qu'il ne se soumettrait pas à un deuxième essai. « Ce n'est pas la peine, disait-il. On vit autant de ses manques que de ses capacités. Et je sais dresser les oiseaux à la voix.» »
« Je viens d’ouvrir les yeux et il y a encore plein de rêves dedans. »
« À cet égard, je trouve ça curieux, l'amour d'une mère. C'est quelque chose qui vous contient tout entier, durant neuf mois - puis qui vous lâche. Pas le choix - ni pour elle, ni pour vous. Ensuite, c'est du soin constant, puis du souci.
De la joie aussi - enfin, j'imagine... Puis un jour, plus rien.
Je veux dire : l'un des deux corps disparaît, le regard par lequel on était sans doute attaché l'une à l'autre, la mère et l'enfant, n'a plus lieu d'être, plus rien à quoi s'accrocher. C'est l'espace qui s'ouvre à la place - tout entier. C'est un libération peut-être.
Je n'en sais rien, en fait. »